Le pays où les jours comptent triple (2) – La Cordillère des Andes

Le Gersois voulait donc m’emmener au sud de l’Equateur, en Equateur même, pour voir quel effet cela me ferait ::: Il n’a pas été déçu, j’ai passé 3 semaines avec un sourire fixé sur le visage ::: Sauf lorsque ma carte bleue ne fonctionnait pas (à chaque essai), sauf quand on m’a volé ma serviette à la piscine (pauvre petite cocotte), sauf quand on n’a voulu me plonger dans une eau glacée et très agitée (aux Galápagos), sauf quand on a croisé un serpent (je suis ophiophobe comme Indiana Jones), sauf après 36h sans sommeil (au retour) ::: Autrement, tout le reste du temps, j’avais le sourire mais  plus de sens de l’orientation (ni d’argent en liquide) ::: Voilà, avant toute chose, je dois vous le dire, ce séjour, c’était tout simplement les meilleurs vacances de toute ma vie ::: Je sais, c’est bête à dire ::: L'Equateur en même temps, c'est un condensé d'Amérique du Sud ::: La Costa, la Sierra, l'Oriente...sans oublier les Galápagos ::: Que demander de plus ? :::

 

Allez, c'est parti pour un petit voyage virtuel ::: A Quito, on se trouve déjà à 2850 mètres d’altitude ::: La question était la suivante, est-ce que la Picarde a le mal des montagnes ? ::: Non ::: Tout va bien, le Gersois respire, je ne suis pas malade ::: On pousse donc le vice jusqu’à monter à 4 000 m en téléphérique sur le volcan Pichincha, qui domine la ville ::: La vue est imprenable, la balade est agréable, il est tôt, nous sommes presque seuls :::

CIMG3786   CIMG3802

On redescend et on visite Quito :::

CIMG3811CIMG3825CIMG3807

CIMG3815CIMG3816CIMG3830CIMG3835CIMG3837CIMG3854

CIMG3845CIMG3847CIMG3861

CIMG3857

Quito : des chiens errants, des vendeuses de glace, de l'architecture coloniale,

l'église des Jésuites, un couple en habit traditionnel andin, ...

Le lendemain, on file au marché d’Otavalo, qui se répand dans toute la ville et est très réputé pour ses produits locaux et artisanaux :::

CIMG3772CIMG3762CIMG3773

CIMG4036CIMG3952CIMG3957

Toutefois, on rate le marché aux bestiaux ::: L’Equateur est LE pays des roses, elles sont très belles, sentent bon et sont exportées partout dans le monde (il y a même un aéroport spécialement dédié à leur marché) ::: En revanche, les compositions faites avec donnent un peu mal au cœur :::

CIMG3771CIMG3769IMG-20130820-00263

On assiste à des combats de coqs (en 10 mn 12 très précisément) et on goûte quelques spécialités locales (bananes sous toutes ses formes, maïs itou) :::CIMG3776

 

Le temps d’organiser la suite du séjour, on quitte Quito pour Latacunga ::: Là, les choses se corsent ::: Petite expédition sur le Cotopaxi ::: Le plus haut volcan en activité du pays (5 897 petits mètres de haut) ::: On passera par le refuge (déjà à 4864 m – rappel : le Mont-Blanc fait 4 810 m !) avant de pousser jusqu’à une langue du glacier (on frôle les 5 000 mètres !) ::: La respiration est difficile, le cœur s’active, les oreilles bourdonnent mais tout va bien ::: Le chocolat servi au refuge m’est apparu comme le meilleur de tout l’univers ::: En même temps, l’Equateur, c’est le pays du cacao :::

CIMG3890

CIMG3899

CIMG3960   

Le lendemain, on file suivre la boucle de Quilotoa pour découvrir la lagune ::: La descente est facile, mais la remontée (2h) dans le sable est bien plus ardue ::: Il y a un passage où l'on doit s'accrocher à une corde dans une pente de sable ::: Je me répète : « Faut que j’y arrive, je vais y arriver » ::: C’est tellement poussiéreux que mes cheveux tiennent tout seuls sur ma tête ::: J’ai réussi cette remontée et jamais la soupe aux légumes et popcorn servie au déjeuner ne m’a paru aussi bonne ::: Seule la nourriture m’intéresse, on le sait ::: On se lance dans une autre balade et au retour, on se fait courser par des chiens errants ::: Bah, en fait, je cours vite ::: Il faut dire qu'il y a beaucoup de chiens errants, dans les villes et les campagnes ::: Généralement, ils ne sont pas agressifs, sauf là ::: On a croisé aussi des lamas, bien plus sympas :::

CIMG3973CIMG3969CIMG3975

Encore une journée au marché, celui de Saquisili cette fois ::: On se lève aux aurores et on ne rate pas la vente du bétail ::: C’est la foire, c’est à voir ::: Pour un lama, il vous faudra débourser 100 dollars (avant négociation) :::

CIMG3996CIMG4008

 CIMG4038CIMG4025

CIMG4002CIMG4006CIMG4017CIMG4021

Il vous faut imaginer le bruit, les cris des cochons, les discussions et les marchés qui se concluent ::: Les cochons et les cochons d'Inde voyagent dans des sacs ::: Partout au sol, des sacs bougent tout seuls ::: On passe la journée entière sur ce marché à ciel ouvert :::

CIMG4040 

Et encore un bus, vers de nouvelles aventures ::: (à suivre) :::